Je pense, je suis ..

  • : sensuality
  • nane528
  • : A travers les mots, je navigue sur la vague de mes sentiments, en toute liberté. Je hisse la voile de la sensualité pour voguer vers ma destinée. Loin devant je regarde, sans pudeur j'ose vivre ma vie et je le dis je l'écris.
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  • : 23/10/2007

Traduction

 

Je suis

  • : nane528
  • nane528
  • : Femme
  • : 27/01/1966
  • : je suis lesbienne et surtout femme et un jour mère ..

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À mains nues
se murmure la tendresse
sur un monde désenchanté
quand sur la mousse
s'étalent les avenues du corps
à la source des lèvres
se prononce doux

oser la tendresse
nue sur la mousse
boire à la source
du prononcé des lèvres
allant de l'éclat du rire
jusqu'à l'éclat du dire


Huguette Bertrand
Mots rouges espoir

Mardi 22 avril 2008
par nane528 communauté : Homo sensualité .. publié dans : Lectures érotico-sensuelles
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Sans elle je me traine comme une âme en peine. Le temps ne passe pas. Loin d’elle, j’ai l’impression de ne plus exister et de végéter. Pourtant dans une semaine elle est là et je pourrais la prendre dans mes bras. Mais chaque minute qui passe, semble une éternité …

« L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent, Il éteint le petit, il allume le grand. » Roger de Bussy-Rabutin


Cette séparation m’a montré combien je l’aime. Mais je n’en doutais pas. J’aimerai simplement bousculer le temps et être auprès d’elle. Je surfe sur le net ici et là en espérant que les minutes passent plus vite. Car chaque minute qui passe, me rapproche un peu plus d’elle.

Elle s’est une femme formidable qui partage ma vie, qui réveille mes envies, qui donne du sens à ma vie. Elle est ma muse, mon égérie ma chérie.

On n’est pas toujours en accord mais nos désaccords sont bien peu de choses à côté de nos sentiments. Je ne sais combien de temps nous allons conjuguer ensemble le verbe aimer mais je sais qu’à ses côtés j’ai envie de faire un sacré bout de chemin, main dans la main et côte à côte regarder ensemble vers demain.

Mon plus grand souhait :


Porter notre enfant

Neuf mois durant,
Voir ses yeux s'éblouir
Devant mes formes s'arrondir
Le sentir bouger
Au rythme de ses baisers


J’aime l’imaginer un jour dans son atelier face à un modèle nu qu’elle veut croquer. De ses mains, elle fait jaillir tant de belles choses.

Ses mains qui travaillent et façonnent la matière qui lui donnent vie, c’est sur mon corps qu’elle les balades quand de caresse en caresse elle s’évade. Dans son regard d’artiste brille une douce folie qui m'enivre, me grise et m'emporte vers des horizons où son imagination n’a pas de frontière. Quand la création l’emmène dans ce pays où elle resplendit, je l’observe et je l’aime en silence.
Sans bruit, je la regarde dessiner la vie, sculpter, peindre, rêver et puis s’envoler. Elle est si belle quand elle crée.


J’avais besoin de vous parler d’elle pour combler un peu son absence et ce manque qui m’étouffe.

 

Je pourrais vous parler d’elle à l’infini. Avec elle je suis en vie et j'ai envie de l'aimer jusqu'à la démesure, jusqu'à l'aube de nos vies. Elle a le cerveau qui tourne à plein régime sans jamais s’arrêter une seule seconde. D’ailleurs, penser à s’arrêter de penser, c’est encore penser, non ? J’ai le cœur qui tourne à plein régime pour elle sans jamais s’arrêter de l’aimer. Dans ses yeux, je vois son besoin de savoir, de tout maîtriser, de créer. Son imagination n’a pas de répit, elle est toujours en mouvement, en effervescence. Je contemple sa soif d’apprendre toujours et toujours. Sur les ailes de la connaissance elle s’envole vers les sommets. J’aime prendre le temps de l’observer dans ses envolées métaphysiques, dans ses délires linguistiques.

 

Elle est mon Pygmalion au féminin je suis sa Galatée. Et Aphrodite me donne la vie pour l’aimer un peu plus chaque jour. 

 

Jour après jour je la vois s’éveiller et retrouver le goût de vivre et de créer. Comme le petit oiseau dans son nid, elle ne demande qu’à s’envoler vers les hautes cimes. Je lui offre mon amour comme piste d’envol pour s’élancer vers sa destinée. Et comme piste d’atterrissage quand elle aura besoin de se reposer au creux de mes bras, afin de reprendre des forces pour ensuite repartir à la conquête des hauts plateaux de la création.

 

Je suis dans le Sahel,
Le désert de Gobi,
Je ne puis vivre sans elle,
Alors pour rompre mon ennui
Dans les mots je me réfugie.
Dans les mots je me perds

 

Anne

 

Jeudi 17 avril 2008
par nane528 communauté : Homo sensualité .. publié dans : Mes pensées
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Je jette le masque de la pudeur pour plonger sans vergogne
Dans le délice des mots qui enflamment mon corps.
Viens contre ma peau, tout contre mon dos
Aiguise ton désir au fil de mes envies
Fait naitre le plaisir à mon corps qui languit
Approche ta bouche de mes creux qui  sourient
Mange moi par petite touche, bois moi jusqu’à la lie.

 

Anne

tableau de Tatyana Cheprasova " le lesbian love"

Jeudi 17 avril 2008
par nane528 communauté : Homo sensualité .. publié dans : Ma Plume sensuelle
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Il n’est pas possible de déterminer exactement dans l’histoire, le moment où l’on décrit la première relation homosexuelle entre femmes. Mais on connait en  1750 avant Jésus Christ, l’existence en Asie du Sud-est,  de sociétés matriarcales, les Amazones, qui étaient des communautés de femmes.

 




Le premier texte poétique décrivant une relation féminine date selon les historiens de 2300 ans avant Jésus Christ. Il a été écrit par une femme appelée Enheduanna, fille du roi Sargon d’Akkad  qui en fait la grande prêtresse de Nanna, divinité majeure du panthéon mésopotamien. Dans ce chant écrit en l’honneur d’Inanna, la princesse Enheduanna décrit la beauté et la sensualité de la déesse de l’amour et de la guerre et elle se positionne comme son épouse.

 

 

Mais la première grande poétesse ayant décrit des relations intimes entre femmes fut sans nul doute, Sappho, 600 ans avant Jésus Christ. Elle était cheffe de file d’une communauté de femmes «Thiasos», dans laquelle des femmes étudient la danse, la musique, les arts. Elle immortalisa la passion amoureuse entre femmes dans ses poèmes. On ne connaît que peu d'éléments sûrs concernant Sappho : en effet, son amour pour les femmes est clairement lisible dans certains de ses poèmes, ce qui en a empêché la préservation par les scribes chrétiens médiévaux.

 

l'Ode à l'Aimée de Sappho

traduite par Théodore Reinach avec la collaboration d'Aimé Puech

 

"Celui-là me paraît être l'égal des dieux, l'homme qui, assis en face de toi, de tout près, écoute ta voix si douce
Et ce rire enchanteur, qui je le jure, a fait fondre mon cœur dans ma poitrine ; car, dès que je t'aperçois un instant, il ne m'est plus possible d'articuler une parole ;
Mais ma langue se brise, et, sous ma peau, soudain se glisse un feu subtil ; mes yeux sont sans regard, mes oreilles bourdonnent,
La sueur ruisselle de mon corps, un frisson me saisit toute ; je deviens plus verte que l'herbe, et peu s'en faut, je me sens mourir (ô Agallis ?)
Mais on doit tout oser, puisque..."

 

 

Mais continuons notre voyage dans le temps, à la recherche des traces du lesbianisme. En 200 avant Jésus Christ dans une tribu des Moches au Pérou, on trouve des céramiques décrivant  des relations homoérotiques féminins.

 

En 914 après Jésus Christ, on trouve dans un texte de théologie, la première trace écrite du mot lesbienne qui faisait référence à des relations entre femmes.

 

Sous la Grèce antique et sous l’empire Romain, le lesbianisme était accepté comme une normalité. A Rome on trouve des bains publics pour les femmes désirant maintenir des contacts sexuels avec d’autres femmes malgré leur mariage.

 

Mais avec l’expansion du christianisme, les choses vont se gâter pour les femmes qui osent afficher leur attirance pour d’autres femmes. Saint Thomas, au moyen âge, décrit les relations entre femmes comme une luxure et le lesbianisme est condamné par l’église. Certaines lesbiennes seront condamnées à mort par l’église pour hérésie et sorcellerie. Les peines encourues étaient excision du clitoris, des seins puis le bûcher pour les irréductibles.

 

 

Dans le concile de Paris en 1212 et le concile de Rouen en 1214, on interdit aux religieuses de dormir en assemblée et on les oblige à maintenir une lumière allumée afin de mieux surveiller leur addiction pour les femmes. Pourtant au XVIème, XVIIème et XVIIème de nombreux romans et poèmes décrivent les relations sexuelles entre les religieuses comme par exemple celle de Sœur Bernadette Carlini. C’est à la fin du XVIème siècle que l’écrivain français Pierre de Bourdeille admettait dans ses écrits que les relations sexuelles entre femmes étaient devenues une mode, mode lancée par une reine de France qui venait d’Italie Catherine de Médicis. Cette reine aurait été à l’origine d’une communauté de femmes « un bataillon volant », ces dernières préféraient faire l’amour entre elles afin de ne pas tomber enceinte et de préserver leur honneur. Cet écrivain français, Pierre de Bourdeille, réutilise le terme de lesbienne en référence à Sappho et à l’île de Lesbos où elle vécut.

 



A la fin du XIXème siècle une nouvelle discipline dans la psychologie apparut la sexologie afin d’étudier les relations sexuelles. Le lesbianisme est alors classé comme pathologique : perversion sexuelle. C’est à cette époque que l’on commence à voir les stéréotypes décrivant la lesbienne comme une femme masculine. La lesbienne devenait une malade mentale. C’est s’appuyant sur ces thèses, qu’Hitler pendant la seconde guerre mondiale envoya les lesbiennes au même titre que les prostituées dans les camps de concentration affublées d’un triangle noir de la honte. A cette époque de nombreuses lesbiennes, ont été hospitalisées en psychiatrie où on leur faisait subir des électrochocs pour les guérir de leur perversion sexuelle. L’influence des psychologues ont véhiculées dans la population des croyances absurdes concernant les lesbiennes comme la séparation dans deux rôles celui de la femme masculine jouant le rôle de l’homme et du mari dans le couple et celui de la femme féminine soumise à sa compagne. Dans les années 1920, des campagnes se sont développées pour prévenir des maladies mentales liées au lesbianisme. Beaucoup de femmes se sont suicidées pour ne pas être assimilées à un malade mental. 
C’est Magnus Hischfeld qui, dès 1931, tente de démontrer que l’homosexualité est constitutionnellement déterminée, innée et non modifiable. L’homosexualité a été retirée du manuel diagnostique et statistique des maladies mentales, en 1985 et a été déclassifiée lors du congrès de 1992, pour tous les états signataires de la Charte de L’OMS.

 

 

Malgré tout le XXème siècle voit apparaitre des grands noms du lesbianisme dans l’art, la peinture et bien d’autre domaine comme Florence Nigtthingale, créatrice d’une école pour les infirmières à Londres, Francisca Marie Souvestre, directrice d’un internat de filles pareil à celui de Sappho, Romaine Brooks, femme peintre et de lettres ; les auteures comme  Renée Vivien, Colette, Virginia Woolf, Nathalie Barney, Marguerite Youcenar et j’en oublie beaucoup ; les artistes comme Greta Garbo, Marlène Dietrich, Isadora Ducan …..  Et n’oublions pas toutes ces lesbiennes comme Elula Perrin qui furent à l’origine des grands mouvements féministes qui luttèrent corps et diable pour l’égalité et les libertés des femmes dans notre pays. Une pensée également pour Audre Lorde  une auteure américaine engagée contre le racisme, le sexisme et l'homophobie qui mourut d’un cancer du sein en 1992.

 

De nos jours, la société a évolué quand à l’acceptation du lesbianisme mais la lesbophobie est encore trop puissante dans le monde du travail comme dans les sphères religieuses qui continuent à dire que le lesbianisme est une perversion sexuelle. Il est important que les lesbiennes connaissent leur culture et leur histoire pour continuer le combat de leurs pairs afin qu’un jour la différence soit enfin une richesse et que plus une seule lesbienne, au travers le monde, ne soit montrer du doigt ou pire exécuter à mort.

Anne

Mardi 15 avril 2008
par nane528 communauté : Homo sensualité .. publié dans : Les lesbiennes ou bisexuelles célébres
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tableaux de Marie Lydie Joffre


  
 


Oui j'ai partagé
le lit de tant de jeunes femmes

O tendresse indicible
de la chaleur des corps consentants
si proches et si discrets
bavardages légers qui cachaient à peine l'émotion
qui n'osait pas se dire
encore
bien-être
chuchoté
plongées dans le sommeil
prélude d'un plaisir
non encore avoué,
consentement muet ravissement des sens
bienheureuse durée de nos corps rapprochés,
confiance rieuse au creux des oreillers
et tranquille jouissance émerveillée de soi
d'être éclose épanouie dans l'ombre et la douceur des draps
parfaite conjonction qui des pieds à la tête
et jusqu'au bout des doigts nous envahit d'émoi


Je salue aujourd'hui ce bonheur sans mélange
dont le divin parfum ne m'a jamais quittée
aucun homme jamais ne saura quelle essence
la femme porte en soi, dans sa félicité

Geneviève Pastre


Mardi 15 avril 2008
par nane528 communauté : Homo sensualité .. publié dans : Lectures érotico-sensuelles
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"Le baiser" de Toulouse Lautrec

Je te remercie, mon amie,

Pour ta respiration légère,

La tendresse des mains qui somnolent

Et le chuchotement des lèvres

 

Somnolentes, pour ces tempes creuses,

Pour l’arc de tes sourcils, et

Pour cette absence d’angoisse,

En toi, devant mon sang sauvage.

 

Pour la paume de ta main posée

Sur ma poitrine comme un médaillon,

Pour ce feu qui s’est mis à couler

Lentement, dans mes veines tendues.

 

Pour ce regard redevenu clair,

Tourné vers ton visage, et

Pour ce que toi, mon ange, - tu es Toi,

Et que tu es auprès de moi.


Marina Tsvétaïeva, Sophia Parnok, « Sans lui », poèmes des années 1920 traduits par Henri Deluy, publiés par les Editions Fourbis, 1994. Epuisé.





Les deux amies de Toulouse Lautrec

 

Lundi 14 avril 2008
par nane528 communauté : Homo sensualité .. publié dans : Lectures érotico-sensuelles
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Synchronicité
Occurrence simultanée
Deux événements sans causalité
Qui n’a de sens que pour moi
Que quand je m’en aperçois

Synchronicité
A la croisée du chemin
Tu as croisé mon destin
Rien ne nous rapprochait
Et pourtant on s’est trouvé

Synchronicité
Mystère des coïncidences
Ou clin d’œil du destin
Tu es devenue ma providence
Et je n’ai plus peur de rien.

Synchronicité
Concours de circonstances
Echange de confidences
Partage de doléances
Et l’amour entre nous,
S’est immiscé comme une évidence.

Anne

 

Samedi 12 avril 2008
par nane528 communauté : Homo sensualité .. publié dans : Ma Plume
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La vie c'est comme une rivière. Elle prend sa source au flan des collines et se nourrit de la sève de notre bonne mère la terre, comme le nourrisson au sein de sa mère. Et au fil des rencontres, au fil du temps, le lit s'élargit et le ruisseau grossit. Sur le chemin de cette rivière, cascades de joie et torrents de bonheur et tout s'accélère. Puis les eaux deviennent calmes, paisibles. Mais les terrains accidentés accélèrent de nouveau le débit de notre rivière puis un barrage. Barrage de nos peurs et de nos doutes, ouvrez le vannes que je puisse vivre et reprendre ma route. Et la rivière reprend son chemin jonché d'obstacles encore, mais les eaux sont plus fortes. Elle suit sa route toujours et toujours portée par les flots. Rien ne retient ses gouttes d'eau qui unies dans un même élan regagnent l'océan.

L'océan n'est-ce pas là vers où nous voulons aller, l'océan du bonheur, l'océan de l'amour. Oh cet océan n'est pas toujours calme, tempêtes, ouragans, flots agités mais il résiste à tout. Car il a compris que dans la vie tout va et tout revient, qu'après la tempête revient le beau temps, qu'après la pluie le soleil brille. Alors il attend, il ne subit pas les remous du temps, il patiente.

 

Il y a quelques années, j'ai vécu l'enfer. Prisonnière de moi même, enchainée à mon passé, les mots restaient en moi et ne voulaient plus sortir. Je me suis enfermée dans un mutisme, la souffrance, la douleur m’asphyxiait. Dormir, ne plus me réveiller, jeter l'éponge, seul ça comptait. Le seul espoir pour m'en sortir, c'était la mort enfin me reposer, ne plus lutter. Mais j'ai croisé les yeux de ma mère qui me suppliaient de rester, "ne te ôte pas la vie que je t'ai offert". J'étais coincée entre deux mondes, d'un côté la vie et l'amour d'une mère, et de l'autre la mort et cette faucheuse qui me tendait les bras.

 

Alors non pas pour moi, mais pour mes proches, j'ai livré ce combat contre mon pire ennemi, moi même. Je me suis laissée enfermée et dans cette prison aux murs tout blancs, je devais me libérer, réapprendre à marcher, manger, boire, parler. Chaque jour, je menais bataille réapprendre les gestes du quotidien, et chaque victoire gagnée me rapprochait de la vie :
- marcher, tenir debout, ne pas chavirer, retrouver l'équilibre ;
- manger et boire, nourrir ce corps meurtri, fatigué et usé ;
- s'habiller, se laver, paraître, se montrer, affronter le regard de l'autre ;
- écouter mes compagnons de galère et ne plus me sentir seule ;
- parler, sortir ces mots qui résonnaient dans ma tête, vomir cette haine contre moi même, pleurer ce passé et me réconcilier.
Chaque jour, à petit pas, je gravissais cette montagne attaché à ce filin : l'amour, pour enfin atteindre le sommet, retrouver la lumière et le goût de vivre et d'aimer.

Aujourd'hui, je veux crier : " Que la vie est belle ! Merci maman pour tout cet amour qui m'a retenu, merci toi la faucheuse qui m'a oubliée, merci compagnons d'infortune, merci la vie !" Alors vous comprendrez sans doute, qu'une parole, une écoute, un peu d'amour et d'amitié, ça ne coûte rien mais ça peut rapporter gros. Et que dans la vie rien n’est jamais fini. Aujourd’hui j’aime, je l’aime et la vie sourit.

 

Anne

Samedi 12 avril 2008
par nane528 communauté : Homo sensualité .. publié dans : Mes pensées
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