Photo de Kirikou
Tourbillon glacé
De désirs interdits
Tu éveilles ma neige ténébreuse
À hauteur de ta fantaisie
Diamant de l’hiver.
Gerbe de promesses
Pétale gorgé de soleil
Tu palpites et crépites
À l’aube de mes envies enfiévrées
Printemps jaillissant.
Vertige aveuglant
De volutes véloces
Tu valses sur la voûte voluptueuse
De mon ivresse inventive
Dans l’été avide.
Sur les notes monotones
Du saxophone ombreux
Les heures s’allongent
Le plaisir frissonne
Au ventre de l’automne étonné.
L’amour se construit
En feu d’artifice
Dans les replis
Du temps complice.
Patricia Guenot
Mercredi 31 octobre 2007
par nane528
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Poésie diverses
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Je pisse des lames de rasoir.
Alors on me dit de boire,
Je bois
Et je me noie.
Et au fil des mots
Je me joue de mes maux.
Ma vessie est en folie,
Mon méat en fracas,
Mais tout va bien.
Je vais bien,
je jure j'incendie,
Simplement quand je fais pipi.
Je marche en canard
c'est tout un art.
Mais si j'avais pris le temps
De boire suffisamment
Je n'en serais pas là
Alors serre les dents
Et ris de ton état
Moi qui ne jure pas
Je libère les mots
pour vaincre les maux
Jolis noms d'oiseaux
S'envolent à tire d'aile
Dès que la vessie se
réveille
Anne 2007
Mercredi 31 octobre 2007
par nane528
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Ma Plume
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Ce matin, en me réveillant je ne sais pourquoi, j’ai été projetée 4 ans en arrière, feed-back dans ma vie pour l’apprécier
d’autant plus aujourd’hui. J'ai envie de partager avec vous cette tranche de vie, non pas pour vous faire pleurer, bien au contraire je vous laisse ce témoignage comme un cri
d'espoir....
Il y a 4 ans, j'ai vécu l'enfer. Prisonnière de moi même, enchainée à mon passé, les mots restaient en moi et ne voulaient plus sortir. Je me
suis enfermée dans un mutisme, la souffrance, la douleur m’asphyxiait. Dormir, ne plus me réveiller, jeter l'éponge, seul ça comptait. Le seul espoir pour m'en sortir, c'était la mort, enfin me
reposer, ne plus lutter. Mais j'ai croisé le regard de ma mère qui me suppliaient de rester, "ne te ôte pas la vie que je t'ai offert". J'étais coincée entre deux mondes, d'un côté la vie et
l'amour d'une mère, et de l'autre la mort et cette faucheuse qui me tendait les bras.
Alors non, pas pour moi, mais pour mes proches, j'ai livré ce combat contre mon pire ennemi, moi même. Je me suis laissée enfermer dans cette prison aux murs tout blancs, je devais me libérer,
réapprendre à marcher, manger, boire, parler. Chaque jour, je menais bataille réapprendre les gestes du quotidien, et chaque victoire gagnée me rapprochait de la vie :
- marcher, tenir debout, ne pas chavirer, retrouver l'équilibre ;
- manger et boire, nourrir ce corps meurtri, fatigué et usé ;
- s'habiller, se laver, paraître, se montrer, affronter le regard de l'autre ;
- écouter mes compagnons de galère et ne plus me sentir seule ;
- parler, sortir ces mots qui résonnaient dans ma tête, vomir cette haine contre moi même, pleurer ce passé et me réconcilier.
Chaque jour, à petit pas, je gravissais cette montagne attaché à ce filin : l'amour, pour enfin atteindre le sommet, retrouver la lumière et le goût de vivre et d'aimer.
Aujourd'hui, je veux crier : "Putain ! que la vie est belle ! Merci maman pour tout cet amour qui m'a retenue, merci toi la faucheuse qui m'a oubliée, merci compagnons d'infortune, MERCI LA VIE
!" Alors vous comprendrez sans doute, qu'une parole, une écoute, un peu d'amour et d'amitié, ça ne coûte rien mais ça peut rapporter gros.

Vivre en apesanteur
Au dessus d'la douleur
Livrer Bataille
A la quête du Grâle
Et enfin faire ripaille
Au jardin du bonheur.
Ne pas oublier de vivre
s'accrocher à la vie
tel cet alpiniste
qui s'accroche à la roche
pour ne pas tomber
dans le vide et l'ennui.
Reprendre courage
livrer le combat
faire fuir toutes ces angoisses
et me rapprocher de toi.
Faire fi de ce passé
Vivre le présent
et ne plus cesser de t'aimer.
Anne 2007
Mercredi 31 octobre 2007
par nane528
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Mes pensées
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Avec des "si"
On ne construit pas
Une vie
on se nourrit
simplement d'envie
Mais les "si"
Permettent de planer
De toujours espérer
De rencontrer
La vie rêvée
Au coin d'un sentier
Anne 2007
Mercredi 31 octobre 2007
par nane528
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Ma Plume
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La poésie
Pour tordre le cou
A la mélancolie
et avec du bagou
retrouver le goût
Les mots nous jouent
une symphonie
pour dire oui
à la vie.
Anne 2007
Mardi 30 octobre 2007
par nane528
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Ma Plume
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Photo de Kirikou
Je m’octroie le droit d'exister,
Eprouver cette sensation de paix.
Je ne peux arrêter le temps,
Qui passe inexorablement,
Mais je goûte cet instant
de me sentir vivant.
Exister justifie d'exister
C'est bon d'exister.
Je fais confiance en l'avenir.
Je me nourris de mes souvenirs.
Je n'ai plus à intervenir,
Je laisse le temps agir.
Je m’octroie le droit d'exister
Ne plus me justifier.
Le temps n'est pas rempli
De ce qu'on y met.
Le temps est rempli
De ce que l'on est
Je m’octroie le droit d'exister
Je ne veux plus me lamenter
J'attends mon aimée
Ne plus me justifier
Du droit de l'aimer
du droit d'être aimé.
Anne 2007
Mardi 30 octobre 2007
par nane528
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Ma Plume
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En surfant sur le net, je suis
tombée sur ce rapport accablant du ministère de la Cohésion sociale et de la parité : une femme meurt tous les quatre jours victimes de la violence des hommes et ça que pour notre pays. Alors à
l'échelle du monde c'est un massacre. Malheureusement, je ne suis pas surprise et je ne joue pas les étonnés. J'ai soudain réveillé ma conscience. Il est si simple de fermer les yeux face à ces
injustices, de ne pas voir ce qui fait mal.
A travers les siècles et de nos jours encore, trop souvent la femme n'était à vos yeux
qu'un trou béant sans plaisir sans désir, juste là pour assouvir le désir charnel d'un mâle en rut. Vous l'avez cantonné qu'à son rôle de mère et vous avez contrôlé ses pensées, ses envies en lui
faisant porter sur son dos le poids des traditions que vous avez dicté pour la réduire à votre esclavage, pour la réduire à néant.
De tous temps, vous avez eu le pouvoir et dans tous les domaines. Et nous pauvre de nous, nous vous avons suivi et nous avons subi
et nous subissons encore. Mais ouvrez un peu les yeux, qu'est ce que vous avez fait de ce monde ? Pas très glorieux le spectacle, ayez un peu le courage de reconnaitre vos tors et de ne pas faire
supporter à vos femmes toute cette infamie.
Quand je pense à tout ça, j'ai l'image de Simone Veil à l'assemblée nationale, luttant comme une lionne pour défendre la dignité des
femmes et leur liberté. Femme seule contre cet hémicycle d'hommes dégoulinant de haine lui criant au visage : "Assassin ! ". Elle a dû exhiber devant eux, ce tatouage honteux signe de la cruauté,
symbole de votre décadence, pour se faire entendre. Mais elle s'est battue pour toutes celles murées dans le silence, enfermée dans les geôles de la moralité, de votre moralité.
Toute cette souffrance est inscrite dans nos gènes et chaque jour on se livre à une lutte intense pour se défaire de vos griffes et
de votre influence. Ne dites surtout pas que tout cela est pour notre bien, qu'il faut nous protéger, nous pauvre créature. Ne soyez pas hypocrite. Si vous maintenez tant de femmes
sous votre joug, c'est par soucis de domination, ce n'est pas par amour, ce n'est pas ça aimer, ne vous méprenez pas.
Aragon a écrit "la femme est l'avenir de l'homme", elle n'est pas sa servante. La femme comme tout être humain a besoin d'amour et
de RESPECT et non de servitude. Ce n'est pas un objet qu'on laisse dans un coin que l'on manipule où que l'on collectionne.
Excusez ma colère, je ne veux pas mettre tous les hommes dans le même panier, Ce serait bien injuste de ma part. Je veux m'adresser
à tous ces bourreaux qui pensent détenir les clés de la moralité et je pense à ces femmes meurtries dans leur intimité et dans leur dignité. A toutes ces femmes, de part le monde qui luttent pour
rester femme. Je vomis cette violence physique et morale qu'on leur inflige au nom de quoi mon dieu je me le demande.
Anne 2007
Mardi 30 octobre 2007
par nane528
publié dans :
Mes Humeurs
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