Je pense, je suis ..

  • : sensuality
  • nane528
  • : A travers les mots, je navigue sur la vague de mes sentiments, en toute liberté. Je hisse la voile de la sensualité pour voguer vers ma destinée. Loin devant je regarde, sans pudeur j'ose vivre ma vie et je le dis je l'écris.
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  • : 23/10/2007

Traduction

 

Je suis

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  • : Femme
  • : 27/01/1966
  • : je suis lesbienne et surtout femme et un jour mère ..

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Tes mains griffent mon passé,
Délicieuses blessures,
Élixir de nos envies enlacées.

Tes mains creusent un puits de tendresse
Dans le désert de mes doutes.
Tes mains se glissent
Dans les interstices de ma pudeur.
Tes mains posent des promesses
À l’orée de mes désirs.

Tes mains allument des étoiles
En gerbes de candeur incendiaire.
Tes mains cueillent mon plaisir
Aux portes de l’abandon.
Tes mains inondent mes pensées
Des cascades de ton odeur intime.

Tes mains caressent ma peau,
Vibrations infinies des cellules
De mon épiderme étonné.
Ma chair retient son souffle,
Attentive à toi,
Tes mains, tes doigts.

Patricia Guenot

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Samedi 17 novembre 2007
par nane528 communauté : Homo sensualité .. publié dans : Lectures érotico-sensuelles
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photo-pierre.jpgDeux ans qu’il n’est plus là, sur son grand bateau il est parti, il a quitté la vie. Mais nous ne devons pas oublier qui il était et ce qu’il a vécu. Sa mémoire doit briller toujours et toujours pour que les années noires, plus jamais n’existent. Il a subi le pire, l'intolérance, la violence et la folie des hommes. Aujourd'hui nous n'avons pas le droit d'oublier, d'effacer de notre mémoire, l'atroce …
 
Pierre Seel (né le 16 août 1923 à Haguenau et décédé le 25 novembre 2005 à Toulouse), est la seule personnalité homosexuelle française à avoir témoigné à visage découvert de sa déportation durant la Seconde Guerre mondiale pour cause d'homosexualité.

En mai 1941, il est déporté au camp de concentration de Schirmeck.

Dans les camps, les homosexuels n’étaient pas destinés à l’extermination (qui ne concernait que les juifs et les tziganes). Ils devaient subir une rééducation forcée par le travail. Des expériences « médicales » furent menées sur nombre d’entre eux, allant de la lobotomie aux injections hormonales. Les hommes portaient le triangle rose, les femmes (moins nombreuses) le triangle noir. L’insigne des homosexuels masculins était souvent plus grand que celui des autres détenus afin que les S.S., mais aussi les kapos et les détenus puissent plus aisément les repérer.


3NSQ.jpg«
Un jour, les haut-parleurs nous convoquèrent séance tenante sur la place de l'appel. (...) il s'agissait en fait d'une épreuve autrement plus pénible, d'une condamnation à mort. Au centre du carré que nous formions, on amena, encadré par deux SS, un jeune homme. Horrifié, je reconnus Jo, mon tendre ami de dix-huit ans. (...) Je me figeai de terreur. J'avais prié pour qu'il ait échappé à leur rafle, à leurs listes, à leur humiliation. Et il était là, sous mes yeux impuissants qui s'embuèrent de larmes. (...) "Depuis, il m'arrive encore souvent de me réveiller la nuit en hurlant. Depuis plus de cinquante ans, cette scène repasse inlassablement devant mes yeux. Je n'oublierai jamais cet assassinat barbare de mon amour. Sous mes yeux, sous nos yeux. Car nous fûmes des centaines à être témoins. Pourquoi tous se taisaient tous aujourd'hui ? Sont-ils donc tous morts ? (...) Mais je pense que certains préfèrent se taire pour toujours, redoutant de réveiller d'atroces souvenirs comme celui-ci parmi tant d'autres. Quant à moi, après des dizaines d'années de silence, j'ai décidé de parler, de témoigner, d'accuser. »


Le chant des marais

Loin vers l’infini s’étendent
Des grands près marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux.

REFRAIN
O, terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher.

Dans le camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d'un grand désert

Bruit des pas et bruit des armes,
Sentinelles jour et nuit,
Et du sang, des cris, des larmes,
La mort pour celui qui fuit.

Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira
Libre enfin, ô ma patrie,
Je dirai tu es à moi.

REFRAIN
O, terre d’allégresse
Où nous pourrons sans cesse
Aimer



En 2005, le Président de la République Jacques Chirac a franchi un pas historique en reconnaissant, lors de son discours en avril 2005, la déportation de français pour motif d'homosexualité.

Grâce à Pierre Seel, nous n'oublierons plus les oubliéEs.
Samedi 17 novembre 2007
par nane528 communauté : BLOGS GAY publié dans : Homo sensualité et parentalité
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Quand je suis heureuse
Les mots transpirent de moi
Ils deviennent coquins
Ils fuient le chagrin
Ils sont tout en émoi

Quand je suis amoureuse
Les mots s'envolent vers toi
Ils montrent le chemin
Ils dessinent notre destin
Ils sont comme moi

HEUREUX et AMOUREUX

Anne 2007

Samedi 17 novembre 2007
par nane528 communauté : Homo sensualité .. publié dans : Ma Plume
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Le Monologue du vagin c'est une pièce de théâtre écrite par Eve Ensler, c'est une pièce parfois sérieuse, souvent très drôle, jamais vulgaire.  

Le sujet :
Un texte fondé sur plus de deux cents entretiens, avec des femmes qui ont confié leurs sensations, leurs traumatisme, leurs aspirations, leurs angoisses, leurs joies...30 ans après la révolution sexuelle, le mot "vagin" reste un mot tabou, honteux, ou à tout le moins "embarrassant".

 

En voici quelques extraits ....

"J'ai perdu mon clitoris il a glissé je n'aurais jamais dû nager avec .........."

"Mon vagin village vivant humide irrigué. Ils l'ont envahi. Charcuté puis incendié. Je n'y touche plus maintenant. Je ne lui rends plus visite. J'habite ailleurs, maintenant. Je ne sais pas où."

« Le clitoris est pur par définition. C'est le seul organe du corps humain fait purement pour le plaisir. Le clitoris n'est qu'une simple boule de nerfs. Huit mille terminaisons nerveuses, pour être tout à fait précis. C'est la plus forte concentration de terminaisons nerveuses qu'on puisse trouver dans tout l'organisme. Plus que le bout des doigts, plus que les lèvres, plus que la langue et deux fois plus, je dis bien DEUX FOIS PLUS que le pénis. Alors, je vous le demande : qui voudrait d'un fusil à un coup quand on a une mitraillette ? »

A voir .....

Samedi 17 novembre 2007
par nane528 communauté : Etre pour les autres. publié dans : Pause cinémato artistique
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208286.jpgLe miroir réfléchit une image.
Mettre 2 miroirs face à face réfléchira l'image indéfiniment.
Il ne sert à rien de se voiler la face. On est comme on est.
Chasser le naturel....

Facile de citer ses propres qualités et défauts... Mais, est-ce une vision réaliste ?

Le regard de l'autre paraît plus objectif. Il m'est utile pour prendre conscience de ma valeur, pour la développer, de mes défauts, pour essayer de les corriger.

Si je joue le même rôle pour l'autre, nous nous "illuminons" mutuellement.

Ne trouvez-vous pas curieux qu'une personne ne puisse voir directement qu'une si petite partie de son corps ?  Il a déjà besoin d'un miroir, voire de plusieurs pour les parties inaccessibles.

Pour toute la partie non "physique" de la personne, point de miroir, mais le regard de l'autre... 

Anne 2007
Samedi 17 novembre 2007
par nane528 communauté : Restons Zen publié dans : Mes pensées
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gaarder-monde-sophie.jpgQuand tu vois une ombre, Sophie, tu te dis que quelque chose projette cette ombre. L'ombre d'un animal, par exemple : c'est peut-être un cheval, mais tu n'en es pas tout à fait sûre. Alors tu te retournes et tu vois le cheval en vrai qui est évidemment beaucoup plus beau, avec des contours plus précis que son ombre. Platon pensait que tous les phénomènes naturels ne sont que les ombres de formes ou d'idées éternelles. Force est pourtant de constater que la grande majorité des gens sont satisfaits de vivre parmi les ombres. Ils croient que ces ombres sont la seule chose qui existe et n'ont pas conscience que ces ombres ne sont que des projections.

Platon raconte une allégorie qui illustre parfaitement mon propos : c'est l'allégorie de la caverne. Je vais te la raconter avec mes mots à moi.

Imagine des hommes qui habitent dans une caverne. Ils sont assis le dos tourné à la lumière et sont pieds et poings liés, de sorte qu'ils sont condamnés à ne voir que le mur devant eux. Dans leur dos, se dresse un autre mur derrière lequel marchent des hommes brandissant diverses formes au-dessus du mur. Parce qu'il y a un feu derrière ces figures, celles- ci jettent des ombres vacillantes contre le mur au fond de la caverne. La seule chose que les habitants de cette caverne puissent voir est par conséquent ce "théâtre d'ombres". Ils n'ont pas bougé depuis qu'ils sont nés et pensent naturellement que ces ombres sont la seule réalité au monde.

Imagine maintenant que l'un des habitants de la caverne parvienne enfin à se libérer. Il se demande tout d'abord d'où proviennent ces ombres projetées sur le mur de la caverne. Que va-t-il selon toi se passer quand il va découvrir les formes, puisqu'il n'a vu jusqu'ici que leurs ombres. A supposer qu'il réussisse à escalader le mur et à franchir le feu pour se retrouver à l'air libre, il serait alors encore davantage ébloui. Mais, après s'être frotté les yeux, il serait frappé par la beauté de tout ce qui l'entoure. Il distinguerait pour la première fois des couleurs et des contours biens précis. Il verrait en vrai les animaux et les fleurs dont les ombres dans la caverne n'étaient que de pales copies. Il se demanderait d'où viennent tous les animaux et toutes les fleurs. Alors, en voyant le soleil, il comprendrait que c'est lui qui permet la vie des fleurs et des animaux sur terre, de même que le feu dans la caverne permettait d'apercevoir des ombres.

Maintenant l'heureux habitant de la caverne pourrait s'élancer dans la nature et profiter de sa liberté reconquise. Mais il pense à tous ceux qui sont restés là-bas. C'est pourquoi il veut y retourner et dès qu'il est redescendu, il essaie de convaincre les autres habitants de la caverne que les ombres sur le mur ne sont que le pâle reflet vacillant de choses bien réelles. Mais personne ne le croit. Ils montrent le mur du doigt et maintiennent que la seule réalité est ce qu'ils voient. Et ils finissent par le tuer.


Jostein Gaardner - Le monde de Sophie



Cette Allégorie de Platon remet en question la réalité du monde tel que nous le percevons. C'est une espèce de "Matrix" avant l'heure. Le monde matériel est comme une caverne sombre où nous ne voyons que des ombres ; alors sortons de la caverne pour voir la réalité des choses, sortons du matérialisme pour voir le cœur des êtres humains ....
Samedi 17 novembre 2007
par nane528 communauté : Pensées d'ailleurs publié dans : Au coeur des livres
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2.jpgPartons, courons, fuyons sur tous les chemins où l’amour est roi, découvrir et écrire les plus belles lois charnelles, où indéfiniment l’aquarelle et le pastel se mélangent, sous le regard des anges, avec l’enchantement du pinceau qui ébauche et chevauche nos corps, dans la lumière de nos sentiments.

Anne 2007

Samedi 17 novembre 2007
par nane528 communauté : Gay-friendly publié dans : Ma Plume sensuelle
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rose-fond.jpg

 

On n’est bien peu de chose
M’a dit ce matin, mon amie la rose
Alors avant de me faner
Et de ne plus exister
Je veux m’épanouir
Vivre et puis sourire
 
On n’est bien peu de chose
M’a dit ce matin, mon amie la rose
Alors avant de périr
Et de m’évanouir
Je veux me réjouir
M’éclater et jouir
 
On n’est bien peu de chose
M’a dit ce matin, mon amie la rose
Alors avant de partir
Et de ne plus revenir
Je veux faire jaillir
Une fontaine de plaisirs
 
On n’est bien peu de chose
M’a dit ce matin, mon amie la rose
Mais la vie elle est là
Je lui ouvre les bras
Je ris, je chante, je vis
Et à la vie je dis merci   


Anne  2007
Samedi 17 novembre 2007
par nane528 communauté : L'âme du poète publié dans : Ma Plume
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