
Tes mains griffent mon passé,
Délicieuses
blessures,
Élixir de nos envies
enlacées.
Tes mains creusent un puits de
tendresse
Dans le désert de mes
doutes.
Tes mains se
glissent
Dans les interstices de ma
pudeur.
Tes mains posent des
promesses
À l’orée de mes
désirs.
Tes mains allument des
étoiles
En gerbes de candeur
incendiaire.
Tes mains cueillent mon
plaisir
Aux portes de
l’abandon.
Tes mains inondent mes
pensées
Des cascades de ton odeur
intime.
Tes mains caressent ma
peau,
Vibrations infinies des
cellules
De mon épiderme
étonné.
Ma chair retient son
souffle,
Attentive à toi,
Tes mains, tes
doigts.
Patricia Guenot
Samedi 17 novembre 2007
par nane528
publié dans :
Lectures érotico-sensuelles
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Deux ans qu’il n’est plus là, sur son grand bateau il est
parti, il a quitté la vie. Mais nous ne devons pas oublier qui il était et ce qu’il a vécu. Sa mémoire doit briller toujours et toujours pour que les années noires, plus jamais n’existent. Il a
subi le pire, l'intolérance, la violence et la folie des hommes. Aujourd'hui nous n'avons pas le droit d'oublier, d'effacer de notre mémoire, l'atroce …
Pierre Seel (né le 16 août 1923 à Haguenau et décédé le 25 novembre 2005 à Toulouse), est la seule personnalité
homosexuelle française à avoir témoigné à visage découvert de sa déportation durant la Seconde Guerre mondiale pour cause d'homosexualité.
En mai 1941, il est déporté au camp de concentration de Schirmeck.
Dans les camps, les homosexuels n’étaient pas destinés à l’extermination (qui ne concernait que les juifs et les tziganes). Ils devaient
subir une rééducation forcée par le travail. Des expériences « médicales » furent menées sur nombre d’entre eux, allant de la lobotomie aux injections hormonales. Les hommes portaient le triangle
rose, les femmes (moins nombreuses) le triangle noir. L’insigne des homosexuels masculins était souvent plus grand que celui des autres détenus afin que les S.S., mais aussi les kapos et les
détenus puissent plus aisément les repérer.
« Un jour, les haut-parleurs nous convoquèrent séance tenante sur la place de l'appel. (...) il s'agissait en fait d'une
épreuve autrement plus pénible, d'une condamnation à mort. Au centre du carré que nous formions, on amena, encadré par deux SS, un jeune homme. Horrifié, je reconnus Jo, mon tendre ami de
dix-huit ans. (...) Je me figeai de terreur. J'avais prié pour qu'il ait échappé à leur rafle, à leurs listes, à leur humiliation. Et il était là, sous mes yeux impuissants qui s'embuèrent de
larmes. (...) "Depuis, il m'arrive encore souvent de me réveiller la nuit en hurlant. Depuis plus de cinquante ans, cette scène repasse inlassablement devant mes yeux. Je n'oublierai jamais cet
assassinat barbare de mon amour. Sous mes yeux, sous nos yeux. Car nous fûmes des centaines à être témoins. Pourquoi tous se taisaient tous aujourd'hui ? Sont-ils donc tous morts ? (...) Mais je
pense que certains préfèrent se taire pour toujours, redoutant de réveiller d'atroces souvenirs comme celui-ci parmi tant d'autres. Quant à moi, après des dizaines d'années de silence, j'ai
décidé de parler, de témoigner, d'accuser. »
Le chant des marais
Loin vers l’infini s’étendent
Des grands près marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux.
REFRAIN
O, terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher.
Dans le camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d'un grand désert
Bruit des pas et bruit des armes,
Sentinelles jour et nuit,
Et du sang, des cris, des larmes,
La mort pour celui qui fuit.
Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira
Libre enfin, ô ma patrie,
Je dirai tu es à moi.
REFRAIN
O, terre d’allégresse
Où nous pourrons sans cesse
Aimer
En 2005, le Président de la République Jacques Chirac a franchi un pas historique en reconnaissant, lors de son discours en avril 2005, la
déportation de français pour motif d'homosexualité.
Grâce à Pierre Seel, nous n'oublierons plus les oubliéEs.
Samedi 17 novembre 2007
par nane528
publié dans :
Homo sensualité et parentalité
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Quand je suis heureuse
Les mots transpirent de
moi
Ils deviennent
coquins
Ils fuient le
chagrin
Ils sont tout en
émoi
Quand je suis
amoureuse
Les mots s'envolent vers
toi
Ils montrent le
chemin
Ils dessinent notre
destin
Ils sont comme moi
HEUREUX et AMOUREUX
Anne 2007
Samedi 17 novembre 2007
par nane528
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Ma Plume
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Partons, courons, fuyons sur tous les chemins où
l’amour est roi, découvrir et écrire les plus belles lois charnelles, où indéfiniment l’aquarelle et le pastel se mélangent, sous le regard des anges, avec l’enchantement du pinceau qui ébauche
et chevauche nos corps, dans la lumière de nos sentiments.
Anne 2007
Samedi 17 novembre 2007
par nane528
publié dans :
Ma Plume sensuelle
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On n’est bien peu de chose
M’a dit ce matin, mon amie la rose
Alors avant de me faner
Et de ne plus exister
Je veux m’épanouir
Vivre et puis sourire
On n’est bien peu de chose
M’a dit ce matin, mon amie la rose
Alors avant de périr
Et de m’évanouir
Je veux me réjouir
M’éclater et jouir
On n’est bien peu de chose
M’a dit ce matin, mon amie la rose
Alors avant de partir
Et de ne plus revenir
Je veux faire jaillir
Une fontaine de plaisirs
On n’est bien peu de chose
M’a dit ce matin, mon amie la rose
Mais la vie elle est là
Je lui ouvre les bras
Je ris, je chante, je vis
Et à la vie je dis merci
Anne 2007
Samedi 17 novembre 2007
par nane528
publié dans :
Ma Plume
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