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Je pense, je suis ..

  • : sensuality
  • nane528
  • : A travers les mots, je navigue sur la vague de mes sentiments, en toute liberté. Je hisse la voile de la sensualité pour voguer vers ma destinée. Loin devant je regarde, sans pudeur j'ose vivre ma vie et je le dis je l'écris.
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  • : 23/10/2007

Traduction

 

Je suis

  • : nane528
  • nane528
  • : Femme
  • : 27/01/1966
  • : je suis lesbienne et surtout femme et un jour mère ..
  • : humour poésie la musique la vie la nature

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Mes pensées


Les plus grandes et profondes souffrances sont tues et il suffit d’une situation, d’un mot pour les mettre en éveil, réveiller en nous ce démon qui nous ronge et pollue notre moi intérieur. La plus grande partie de ma vie, j’ai tu mon malaise, ce mal qui comme un cancer grignote mon existence. Ces silences qui peuvent être interprétés comme des mensonges ont toujours été pour protéger ceux que j’aimais.



J’ai grandi et survécu et me suis construite tant bien que mal dans ce silence bien à l’abri d’une mère aimante que je ne voulais surtout pas éclabousser par les maux qui m’ont accompagnée depuis mon plus jeune âge. Les maux induits par la violence d’un père, je devrais plutôt dire d’un géniteur qui vomissait sur sa fille de 3 ans son propre malaise sous forme de coups, d’insultes et d’humiliations et qui menaçait son enfant de réserver le même sort à sa mère si elle osait en parler.  Alors très tôt, j’ai appris à me taire pour protéger le plus beau des cadeaux que la vie m’ait offerts : ma maman.


J’ai grandi et forgé mon caractère dans ce silence comme un refuge pour oublier les blessures et les coups. Souvent, j’ai essayé de briser ce mur, mettre des mots sur les maux afin de détruire les incompréhensions qui pouvaient s’immiscer dans ma vie avec mon entourage. J’ai livré une partie de cette souffrance pour me délester d’un poids qui m’empêchait d’avancer. Mais je n’ai libéré que le haut de l’iceberg, cette violence qui m’habitait et que j’abhorrais. Cette partie de moi qui n’était pas moi qui n’était que le reflet de cet homme que j’avais toujours eu en horreur. J’ai pansé certaines blessures en rompant une partie de ce silence en mettant des mots sur l’inacceptable. La petite fille coupable est devenue une victime. Aujourd’hui, j’ai appris à comprendre les mécanismes psychologiques qui ont conduit ce géniteur vers l’enfer de la maltraitance. J’ai compris, mais je ne peux pardonner l’intolérable.


Ce silence dans lequel je me suis réfugiée et qui encore aujourd’hui m’accompagne est à la fois mon plus grand ami et mon plus féroce ennemi. Un ami, car il m’a permis de survivre et de traverser l’existence sans tomber dans les travers pervers de l’alcool ou de la drogue et d’avancer, de faire semblant, de donner le change sur un bienêtre chancelant. Et un ennemi qui garde les blessures bien profondément en moi, gardien du temple des secrets qui détruisent à petit feu qui piétinent le bonheur qui se présente à la porte de l’existence, gardien des mots libérateurs qui refusent de naitre. Ne vous y trompez pas ces silences ne sont que des mensonges pour moi-même et non pour les Êtres que j’aime et que je respecte.


Anne
Illustrations du peintre Magrit

Mardi 18 novembre 2008
- Par nane528
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La vie nous entraine dans un tourbillon …

Le temps passe indéfiniment

Prise dans ce mouvement, je n’ai plus le temps

De trainer mes guêtres sur la toile comme avant …

Prise dans ce mouvement enivrant

Je cours après le temps

Qui s’écoule inexorablement ........

 

Anne

 

Mardi 7 octobre 2008
- Par nane528
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...


Il ne faut jamais remettre ses rêves à demain
sinon la vie les transforme en cauchemars.
Anne

Dimanche 25 mai 2008
- Par nane528
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Une mère,

Ca travaille à temps plein,
Ca dort un œil ouvert,
C’est d’garde comme un chien,
Ca court au moindre petit bruit,
Ca s’lève au petit jour,
Ca fait des petites nuits.
C’est vrai,
Ca crève de fatigue,
Ça danse à tout jamais une éternelle gigue,
Ça reste auprès de sa couvée,
Au prix de sa jeunesse,
Au prix de sa beauté.

Une mère,
Ca fait ce que ça peut,
Ca ne peut pas tout faire,
Mais ça fait de son mieux.

Une mère,
Ca calme des chamailles,
Ca peigne d’autres cheveux que sa propre broussaille.

Une mère,
C’est plus comme les autres filles,
Ca oublie d’être fière,
Ca vit pour sa famille,

Une mère,
Ca s’confie nos bercails,
C’est pris comme un noyau dans l’fruit de ses entrailles

Une mère,
C’est là qu’ça nous protège,
Avec les yeux pleins d’eau,
Les cheveux pleins de neige

Une mère,
A un moment, ça s’courbe,
Ca grince quand ça s’penche,
Ca n’en peut plus d’être lourde,
Ca tombe, ça se brise une hanche,
Puis rapidement, ça sombre,
C’est son dernier dimanche,
Ca pleure et ça fond à vue d’œil
Ca atteint la maigreur des plus petits cercueils,
Ô bien sûr, ça veut revoir ensemble
Toute sa progéniture entassée dans sa chambre,
Et ça fait semblant d’être encore forte,
Jusqu’à c’que son cadet ait bien r’fermé la porte.

Et lorsque, toute seule ça se retrouve,
Ça attend dignement qu’le firmament s’entrouvre,
Et puis là, ça se donne le droit,
De fermer pour la première fois,
Les deux yeux à la fois.

Une mère,
Ca n’devrait pas partir,
Mais on n’y peut rien faire,
Mais on n’y peut rien dire.

Lynda Lemay 2006 "Ma Signature



Bonne fête MAMAN et à toutes les mamans


Dimanche 25 mai 2008
- Par nane528
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Sans elle je me traine comme une âme en peine. Le temps ne passe pas. Loin d’elle, j’ai l’impression de ne plus exister et de végéter. Pourtant dans une semaine elle est là et je pourrais la prendre dans mes bras. Mais chaque minute qui passe, semble une éternité …

« L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent, Il éteint le petit, il allume le grand. » Roger de Bussy-Rabutin


Cette séparation m’a montré combien je l’aime. Mais je n’en doutais pas. J’aimerai simplement bousculer le temps et être auprès d’elle. Je surfe sur le net ici et là en espérant que les minutes passent plus vite. Car chaque minute qui passe, me rapproche un peu plus d’elle.

Elle s’est une femme formidable qui partage ma vie, qui réveille mes envies, qui donne du sens à ma vie. Elle est ma muse, mon égérie ma chérie.

On n’est pas toujours en accord mais nos désaccords sont bien peu de choses à côté de nos sentiments. Je ne sais combien de temps nous allons conjuguer ensemble le verbe aimer mais je sais qu’à ses côtés j’ai envie de faire un sacré bout de chemin, main dans la main et côte à côte regarder ensemble vers demain.

Mon plus grand souhait :


Porter notre enfant

Neuf mois durant,
Voir ses yeux s'éblouir
Devant mes formes s'arrondir
Le sentir bouger
Au rythme de ses baisers


J’aime l’imaginer un jour dans son atelier face à un modèle nu qu’elle veut croquer. De ses mains, elle fait jaillir tant de belles choses.

Ses mains qui travaillent et façonnent la matière qui lui donnent vie, c’est sur mon corps qu’elle les balades quand de caresse en caresse elle s’évade. Dans son regard d’artiste brille une douce folie qui m'enivre, me grise et m'emporte vers des horizons où son imagination n’a pas de frontière. Quand la création l’emmène dans ce pays où elle resplendit, je l’observe et je l’aime en silence.
Sans bruit, je la regarde dessiner la vie, sculpter, peindre, rêver et puis s’envoler. Elle est si belle quand elle crée.


J’avais besoin de vous parler d’elle pour combler un peu son absence et ce manque qui m’étouffe.

 

Je pourrais vous parler d’elle à l’infini. Avec elle je suis en vie et j'ai envie de l'aimer jusqu'à la démesure, jusqu'à l'aube de nos vies. Elle a le cerveau qui tourne à plein régime sans jamais s’arrêter une seule seconde. D’ailleurs, penser à s’arrêter de penser, c’est encore penser, non ? J’ai le cœur qui tourne à plein régime pour elle sans jamais s’arrêter de l’aimer. Dans ses yeux, je vois son besoin de savoir, de tout maîtriser, de créer. Son imagination n’a pas de répit, elle est toujours en mouvement, en effervescence. Je contemple sa soif d’apprendre toujours et toujours. Sur les ailes de la connaissance elle s’envole vers les sommets. J’aime prendre le temps de l’observer dans ses envolées métaphysiques, dans ses délires linguistiques.

 

Elle est mon Pygmalion au féminin je suis sa Galatée. Et Aphrodite me donne la vie pour l’aimer un peu plus chaque jour. 

 

Jour après jour je la vois s’éveiller et retrouver le goût de vivre et de créer. Comme le petit oiseau dans son nid, elle ne demande qu’à s’envoler vers les hautes cimes. Je lui offre mon amour comme piste d’envol pour s’élancer vers sa destinée. Et comme piste d’atterrissage quand elle aura besoin de se reposer au creux de mes bras, afin de reprendre des forces pour ensuite repartir à la conquête des hauts plateaux de la création.

 

Je suis dans le Sahel,
Le désert de Gobi,
Je ne puis vivre sans elle,
Alors pour rompre mon ennui
Dans les mots je me réfugie.
Dans les mots je me perds

 

Anne

 

Jeudi 17 avril 2008
- Par nane528
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La vie c'est comme une rivière. Elle prend sa source au flan des collines et se nourrit de la sève de notre bonne mère la terre, comme le nourrisson au sein de sa mère. Et au fil des rencontres, au fil du temps, le lit s'élargit et le ruisseau grossit. Sur le chemin de cette rivière, cascades de joie et torrents de bonheur et tout s'accélère. Puis les eaux deviennent calmes, paisibles. Mais les terrains accidentés accélèrent de nouveau le débit de notre rivière puis un barrage. Barrage de nos peurs et de nos doutes, ouvrez le vannes que je puisse vivre et reprendre ma route. Et la rivière reprend son chemin jonché d'obstacles encore, mais les eaux sont plus fortes. Elle suit sa route toujours et toujours portée par les flots. Rien ne retient ses gouttes d'eau qui unies dans un même élan regagnent l'océan.

L'océan n'est-ce pas là vers où nous voulons aller, l'océan du bonheur, l'océan de l'amour. Oh cet océan n'est pas toujours calme, tempêtes, ouragans, flots agités mais il résiste à tout. Car il a compris que dans la vie tout va et tout revient, qu'après la tempête revient le beau temps, qu'après la pluie le soleil brille. Alors il attend, il ne subit pas les remous du temps, il patiente.

 

Il y a quelques années, j'ai vécu l'enfer. Prisonnière de moi même, enchainée à mon passé, les mots restaient en moi et ne voulaient plus sortir. Je me suis enfermée dans un mutisme, la souffrance, la douleur m’asphyxiait. Dormir, ne plus me réveiller, jeter l'éponge, seul ça comptait. Le seul espoir pour m'en sortir, c'était la mort enfin me reposer, ne plus lutter. Mais j'ai croisé les yeux de ma mère qui me suppliaient de rester, "ne te ôte pas la vie que je t'ai offert". J'étais coincée entre deux mondes, d'un côté la vie et l'amour d'une mère, et de l'autre la mort et cette faucheuse qui me tendait les bras.

 

Alors non pas pour moi, mais pour mes proches, j'ai livré ce combat contre mon pire ennemi, moi même. Je me suis laissée enfermée et dans cette prison aux murs tout blancs, je devais me libérer, réapprendre à marcher, manger, boire, parler. Chaque jour, je menais bataille réapprendre les gestes du quotidien, et chaque victoire gagnée me rapprochait de la vie :
- marcher, tenir debout, ne pas chavirer, retrouver l'équilibre ;
- manger et boire, nourrir ce corps meurtri, fatigué et usé ;
- s'habiller, se laver, paraître, se montrer, affronter le regard de l'autre ;
- écouter mes compagnons de galère et ne plus me sentir seule ;
- parler, sortir ces mots qui résonnaient dans ma tête, vomir cette haine contre moi même, pleurer ce passé et me réconcilier.
Chaque jour, à petit pas, je gravissais cette montagne attaché à ce filin : l'amour, pour enfin atteindre le sommet, retrouver la lumière et le goût de vivre et d'aimer.

Aujourd'hui, je veux crier : " Que la vie est belle ! Merci maman pour tout cet amour qui m'a retenu, merci toi la faucheuse qui m'a oubliée, merci compagnons d'infortune, merci la vie !" Alors vous comprendrez sans doute, qu'une parole, une écoute, un peu d'amour et d'amitié, ça ne coûte rien mais ça peut rapporter gros. Et que dans la vie rien n’est jamais fini. Aujourd’hui j’aime, je l’aime et la vie sourit.

 

Anne

Samedi 12 avril 2008
- Par nane528
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Souvent une relation intense peut réveiller une blessure passée. Un mal qui ronge à petit feu et empêche d’atteindre le bonheur que l’on espère tous et toutes.

La relation de couple devient le miroir des angoisses et des frayeurs, comme si l’intimité et la confiance réveillaient des blessures anciennes qui cherchent à se réparer. Un des conjoint jette ou projette sur l’autre un malaise qui ne le ou la concerne pas en fait directement. L’amour devient le catalyseur d’une détresse et si on ne remédie pas à ce fléau psychologique, on entraine l’autre dans l’abîme de son désespoir. Et fuir, jouer la politique de l’autruche en s’abrutissant, n’arrange rien, bien au contraire cela renforce la culpabilité et jette l’autre dans une incompréhension et une souffrance. Or ces situations inachevées et non résolues qui maintiennent dans une sorte de « catalepsie amoureuse » concernent d’autres personnes qui ne sont plus là ou qui sont moins atteignables.

Certes il est facile d’écrire que pour aimer, il faut faire peau neuve et de se débarrasser de ses maux. Mais ça vaut vraiment le coup d’essayer de tourner enfin le dos à un passé douloureux pour vivre un présent épanoui. Cela demande beaucoup de courage et de volonté, mais on y arrive à force de ténacité. Et l’amour de l’autre, quand on daigne l’accepter, devient une force qui nous tire vers le haut. Pour le conjoint ou la conjointe cela demande beaucoup de compréhension et de patience, car la route est longue avant que l’on puisse marcher côte à côte sans fantôme et sans frayeur.

Je semble sans doute naïve pour certains mais je crois au pouvoir de l'amour. Il faut simplement se laisser envelopper par la force des sentiments, lâcher prise, ne pas essayer de se débattre, se laisser aller, se laisser guider et faire confiance à la vie. Même si on pense que la vie ne nous a jamais fait de cadeau, c'est faux ! Car rencontrer l'amour est le plus beau présent que la vie puisse nous faire. Alors pourquoi certains dépensent une énergie considérable à vouloir lui tourner le dos ? Pour se complaindre dans la douleur alors que l'on peut faire la nique à ses maux en acceptant tout simplement l'amour.

 

Souvent j’entends : « je ne mérite pas d’être heureux » ; « mea culpa ! C’est ma faute c'est ma très grande faute ! ». Idiotie inculquée par notre éducation judéo chrétienne. L'être humain se roule dans la fange de la culpabilité depuis que les biens prêchant nous renvoient nos erreurs en pleine figure et nous clamant : " il faut te repentir ma sœur, tu es une pécheresse !". Sur cette terre chaque être humain a le droit à sa part de bonheur. Et c'est souvent difficile de le trouver.

Alors quand le bonheur est là, sur le seuil de votre vie, ne fermez pas la porte, ouvrez grand les volets pour laisser rentrer la lumière qui guidera vos pas vers le Nirvana main dans la main et le coeur serein.

Lundi 7 avril 2008
- Par nane528
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Photo zyeuter.com didier 92 


" Dans la vraie joie, on cesse de se regarder soi-même"
Maurice Zundel
 

Dans la joie, celle qui existe bien enracinée en moi, j’oublie mon égo, qui peut me faire tant souffrir. L’ego, ce moi qui n’est pas moi, est si bien déguisé que je me fais prendre à son piège si souvent. Seulement dans les moments où je plonge dans la joie, il me quitte mais ne va jamais bien loin. Il garde son poste et au premier manque de vigilance le revoilà. Mais la joie n’a qu’un temps, il faut apprendre à fermer la porte à son égo envahissant pour se retrouver avec son véritable moi sans pudeur ni faux semblant et ainsi accéder à la paix et à la véritable liberté.

Anne

Mercredi 19 mars 2008
- Par nane528
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