La HALDE (la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) vient de rendre publique une étude sur « l'Homophobie dans l'entreprise ». Réalisée auprès de 1413 salariés gais
et lesbiens, cette enquête établit que, parmi les répondant-e-s « 85% ont au moins une fois ressenti une homophobie implicite (indifférence, rejet, rumeur, dénigrement, harcèlement sans
mentionner explicitement l’orientation sexuelle). 40% ont été au moins une fois victimes (blagues, insultes, dégradation, violence physique, menaces d’outing, chantage au licenciement mentionnant
explicitement l’orientation sexuelle). » L'étude met également en évidence les difficultés pour ces salariés à dévoiler leur identité, ainsi que les spécificités d'une discrimination sur un motif
a priori « invisible ».
Cette étude de la HALDE, me renvoie à une recherche que j’avais effectuée sur internet sur le lesbianisme. Que ne fut pas ma stupeur en découvrant ce
que certains scientifiques pouvaient publier.
Lesbienne ou hétérosexuelle ? La différence réside dans la longueur des doigts. C’est en tout cas ce qu'annonce la revue américaine "Nature" en mars
2000. Marc Breedlove psychologue à l'université de Berckeley déclare que les lesbiennes ont très souvent l'index plus court que l'annulaire.
Dans le "Daily scientist" Dennis McFadden de l'université du Texas affirme avoir localisée dans l'oreille interne que la cochlée ne résonnerait pas de la même façon
chez les femmes homosexuelles et hétérosexuelles. En effet l'écho mesuré chez les lesbiennes est plus proche que celui des hommes.
Non je vous rassure aucune étude scientifique n'a réussi à prouver que l'homosexualité est due à des causes biologiques ou anatomiques. Tous ces chercheurs farfelus
feraient mieux de dépenser de l'argent et de l'énergie à des recherches plus légitimes pour le bien être de leur congénère plutôt que de véhiculer ce genre d'ignominie vecteur de tant de préjugés
dans nos sociétés malades d'ignorance et d'intolérance.
Et les idées reçues à l'égard des lesbiennes, on les rencontre tous les jours au détour d'une blague innocente ou d'un film grand public (gazon maudit en est un exemple
flagrant). Tous ces préjugés sont encore enracinés dans les mentalités et entretenus par ces pseudo-scientifiques de pacotille. Soit nous sommes considérés comme l'hommasse vulgaire, soit la vamp
sulfureuse. Eh bien personnellement je ne m'y reconnais pas me serais-je tromper sur moi même ? Ou le monde marche t-il sur la tête ?
Pourquoi pour accepter l'autre il faut absolument chercher la cause de sa différence. Comme si nous naissions différentes des autres femmes, dotées d'une anatomie, d'un
gène, d'une hormone spécifiques. Pourquoi cette société se refuse à considérer l'homosexualité comme une simple préférence sexuelle au même titre que l'hétérosexualité ? Le désir pour une
personne du même sexe est-il si extravaguant ? Est-il si inconcevable, qu'on doive lui trouver des raisons ou la bannir tandis que le désir d'une femme pour un homme ne requiert aucune
explication ?
Messieurs les pseudo-scientifiques je suis navrée de vous apprendre que nous sommes bel et bien des femmes comme les autres. Et messieurs les responsables politiques,
quand est ce que vous vous attaquerez concrètement au problème de l’homophobie ? Notre société souffre d’ignorance et d’intolérance. Notre société est malade, qui trouvera le remède pour que
chacun retrouve la paix et le respect ?
Anne
Samedi 8 mars 2008
par nane528
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Ce film est un
témoignage proche des préoccupations, des réalités et des craintes liées à l’homophobie. A Reims, suite à l'agression mortelle de leur fils François, Jean-Paul et Marie-Cécile Chenu ont accepté
de se livrer à la caméra. Avant, pendant et après le procès aux assises, le film montre le parcours d'une famille qui dépasse sa douleur pour s'engager dans un
combat en faveur de la tolérance et
du respect de l'autre, pour aller Au-delà de la haine. A sa sortie à Paris en mars 2007, ce film a été salué par la critique comme un vibrant plaidoyer à la tolérance.
L'homophobie est une réalité qui à
petite ou à grande échelle frappe trop souvent. Cela commence par des boutades, des moqueries, des injures des agressions physiques, du harcèlement moral qui peuvent à l'extrême conduire au
crime. Dans ce film, on remarque que cet acte barbare à la sortie d'une discothèque est commis par des individus intégrés dans la société professionnellement, ce ne se sont pas des
délinquants fichés et pourtant .... Chaque acte homophobe, même le plus anodin, peut détruire ...
Dans notre société, on peut
constater qu'il est bien plus facile de s'élever contre une discrimination liée à la couleur de peau, à l'origine ethnique ou à la religion plutôt que de prendre position contre un acte
homophobe. L'homophobie fait encore partie de ces discriminations "impures" qui dérangent.
Résolution du Parlement européen du
26 avril 2007 sur l'homophobie en Europe :
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do
Anne 2007
Vendredi 7 décembre 2007
par nane528
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Quand je vois ces enfants
si épanouis et plein de vie ....
Que c'est beau une famille unie
Alors je m'accroche et j'y crois.
Ce sera peut-être nous demain
Mais qu'il est long le chemin
Je sais que quand je le sentirai en moi
Je serai la plus heureuse des femmes qui soit
Alors je m'accroche et j'y crois
Je me dis pourquoi pas nous, pourquoi pas moi ?
J'envie cette joie
qui se lit dans les yeux de ces mamans
Et je rêve un instant
Qu'il est blotti contre moi
Mon enfant mon tout petit
Un jour je te donnerai vie
Alors je m'accroche et j'y crois
Anne 2007
Jeudi 22 novembre 2007
par nane528
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En France beaucoup, ont du mal à reconnaître la déportation et la souffrance dans les camps, des homosexuels pendant la seconde guerre
mondiale. Le 23 novembre prochain, une délégation de l’association « les oublié(e)s de la mémoire » remettra à M. Jean-Luc MOUDENC, Maire de Toulouse, les signatures
recueillies en faveur de l’attribution d’une rue toulousaine à notre «Témoin de l’Histoire», Pierre SEEL, deux jours avant le deuxième anniversaire de sa disparition. Depuis plusieurs mois, le
dossier est bloqué dans les hautes sphères du pouvoir. Alors pour tous ces oubliés, pour tous ces homos déportés et torturés, Devenez "passeur de mémoire" en signant cette pétition jusqu'au
23 novembre 2007 sur le site :
Jeudi 22 novembre 2007
par nane528
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Deux ans qu’il n’est plus là, sur son grand bateau il est
parti, il a quitté la vie. Mais nous ne devons pas oublier qui il était et ce qu’il a vécu. Sa mémoire doit briller toujours et toujours pour que les années noires, plus jamais n’existent. Il a
subi le pire, l'intolérance, la violence et la folie des hommes. Aujourd'hui nous n'avons pas le droit d'oublier, d'effacer de notre mémoire, l'atroce …
Pierre Seel (né le 16 août 1923 à Haguenau et décédé le 25 novembre 2005 à Toulouse), est la seule personnalité
homosexuelle française à avoir témoigné à visage découvert de sa déportation durant la Seconde Guerre mondiale pour cause d'homosexualité.
En mai 1941, il est déporté au camp de concentration de Schirmeck.
Dans les camps, les homosexuels n’étaient pas destinés à l’extermination (qui ne concernait que les juifs et les tziganes). Ils devaient
subir une rééducation forcée par le travail. Des expériences « médicales » furent menées sur nombre d’entre eux, allant de la lobotomie aux injections hormonales. Les hommes portaient le triangle
rose, les femmes (moins nombreuses) le triangle noir. L’insigne des homosexuels masculins était souvent plus grand que celui des autres détenus afin que les S.S., mais aussi les kapos et les
détenus puissent plus aisément les repérer.
« Un jour, les haut-parleurs nous convoquèrent séance tenante sur la place de l'appel. (...) il s'agissait en fait d'une
épreuve autrement plus pénible, d'une condamnation à mort. Au centre du carré que nous formions, on amena, encadré par deux SS, un jeune homme. Horrifié, je reconnus Jo, mon tendre ami de
dix-huit ans. (...) Je me figeai de terreur. J'avais prié pour qu'il ait échappé à leur rafle, à leurs listes, à leur humiliation. Et il était là, sous mes yeux impuissants qui s'embuèrent de
larmes. (...) "Depuis, il m'arrive encore souvent de me réveiller la nuit en hurlant. Depuis plus de cinquante ans, cette scène repasse inlassablement devant mes yeux. Je n'oublierai jamais cet
assassinat barbare de mon amour. Sous mes yeux, sous nos yeux. Car nous fûmes des centaines à être témoins. Pourquoi tous se taisaient tous aujourd'hui ? Sont-ils donc tous morts ? (...) Mais je
pense que certains préfèrent se taire pour toujours, redoutant de réveiller d'atroces souvenirs comme celui-ci parmi tant d'autres. Quant à moi, après des dizaines d'années de silence, j'ai
décidé de parler, de témoigner, d'accuser. »
Le chant des marais
Loin vers l’infini s’étendent
Des grands près marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux.
REFRAIN
O, terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher.
Dans le camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d'un grand désert
Bruit des pas et bruit des armes,
Sentinelles jour et nuit,
Et du sang, des cris, des larmes,
La mort pour celui qui fuit.
Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira
Libre enfin, ô ma patrie,
Je dirai tu es à moi.
REFRAIN
O, terre d’allégresse
Où nous pourrons sans cesse
Aimer
En 2005, le Président de la République Jacques Chirac a franchi un pas historique en reconnaissant, lors de son discours en avril 2005, la
déportation de français pour motif d'homosexualité.
Grâce à Pierre Seel, nous n'oublierons plus les oubliéEs.
Samedi 17 novembre 2007
par nane528
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La Défenseure des enfants, Dominique Versini, a plaidé mercredi pour la création d'un "statut de la tierce personne",
qui partage ou a partagé la vie d'un enfant, estimant "réducteur" de ne s'intéresser qu'aux beaux-parents.
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En août, le président Nicolas Sarkozy a chargé le ministre de la Solidarité Xavier Bertrand de créer un "statut" pour donner aux
beaux-parents des familles recomposées une existence juridique, notamment pour protéger les liens affectifs entre ces adultes et les enfants de leur conjoint.
Un colloque auquel participaient des juristes, sociologues, associations familiales ou parlementaires s'est tenu mercredi à Paris, à l'initiative de Dominique Versini (photo), et
une synthèse en sera remise à Xavier Bertrand.
"L'ensemble des participants ont été plus favorables à un statut des tiers qu'à un statut du beau-parent car il y a aussi d'autre membres de la famille qui interviennent dans la
vie des enfants, tels les grands-parents", a expliqué Dominique Versini à l'issue de la rencontre.
"Le compagnon, dans un couple homosexuel, peut-il être considéré comme un beau-parent ?", s'est-elle également interrogée.
A l'instar de Mme Versini, Hugues Fulchiron, professeur de droit et président de l'Université Lyon III, estime qu'il faut étendre le statut de la tierce personne à "l'ensemble des
tiers".
Il juge "inopportun" de créer un statut spécifique en cas d'homoparentalité, car, "juridiquement, il n'y a pas de différence à faire entre des situations concernant des personnes
de même sexe ou de sexes opposés", a-t-il dit.
"Il ne s'agira pas d'un statut obligatoire", a expliqué Dominique Versini. "Ce n'est pas parce que l'on devient beau-parent que l'on a des droits sur l'enfant de l'autre. C'est
quelque chose qui se crée au fil du temps", a-t-elle dit soulignant l'importance de "préserver l'enfant des ruptures de lien".
Dans un rapport remis il y un an au président Chirac, la Défenseure des enfants rappelait que "près d'un enfant sur quatre est amené à grandir dans une famille monoparentale,
recomposée ou homoparentale", et déplorait que le statut du tiers ne soit "pas suffisamment pris en compte dans la loi française".
"L'enfant peut sans arrière-pensée aimer ses parents et aimer aussi une personne qui l'élève, aimer sa nounou et un beau-parent", a souligné Dominique Versini en clôturant le
colloque.
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Ce colloque serait-il une lueur d'espoir pour toutes ces mamans et papas de coeur ? Allons nous enfin dans ce
pays reconnaître que l'amour crée des liens souvent bien plus fort que les simples liens biologiques. Allons nous enfin reconnaître que tous les enfants ont le droit à une reconnaissance légale de
leurs liens affectifs. Allons nous enfin reconnaître le droit aux homos d'être parent et aux enfants nés dans des familles homoparentales le droit d'exister sans honte et sans
tabou.
La France a signé la déclaration des droits de l'enfant. Chaque enfant a droit à une famille mais l'état français refuse de reconnaître légalement les familles homoparentales, alors cherchez
l'erreur !! Est ce bien respecter les enfants ?
Mercredi 14 novembre 2007
par nane528
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