Attente désarmée
Photo de François Benveniste
Le parfum de sa voix embaume ma mémoire
En notes de velours
Accordées au satin de sa peau.
Je revois la magie de nos corps enlacés,
Mélangés, confondus
Au rythme de nos jeux amnésiques.
À Paris ou ailleurs,
Je rêve de retrouver nos gestes,
D’enrichir notre alphabet du plaisir
De mots inconnus, plus brûlants que la cire.
Le fleuve de tendresse qui me baigne la nuque
Frissonne doucement
Comme une silencieuse certitude
De la revoir.
Elle habite mon attente désarmée.
Patricia Guenot (2003)