Les ordres intérieurs
On a tous, plus ou moins des petites voix intérieures qui nous envoient des messages contraignants du genre : « Sois parfait »
« Dépêche-toi
« Fais un effort »
« Fais-moi plaisir
« Sois fort »
Bien souvent ces incantations proviennent de nos parents ou autres figures parentales influencent et orientent toutes nos actions. C’est comme si tout notre être était « poussé » de l’intérieur pour tout faire pour être à la hauteur de cet ordre reçu.
On peut se libérer de ce carcan de notre éducation, il suffit de se comprendre et d’enregistrer dans notre tête, le message antidote.
Les personnes qui ont grandi sous l’influence du : « Sois parfait », luttent pour la perfection ou attendent des autres qu’ils le soient. Elles se servent de « grands » mots et en disent plus que ce qu’on leur demande. Pour être comprises « parfaitement » et correctement, elles pensent devoir donner le plus d’informations possibles. Or on a tous le droit à l’erreur, en tant être humain on n’est pas parfait. Alors pour tenter de se débarrasser des injonctions de notre enfances qui nous pourrissent l’existence, il faut mentalement remplacer le « Sois parfait » par J’ai le droit d’être moi-même. J’ai le droit à l’erreur, etc.
Par contre les personnes à qui on a répété et répété : « Dépêche-toi », doivent toujours aller le plus vite possible. Ces personnes croient que tout doit être fait au moment même. Elles parlent très vite et brièvement. Il leur arrive d’interrompre celui qui parle … il va trop lentement ! Si l’autre ne comprend pas tout de suite, elles regardent leur montre et pianotent avec impatience. Bref, elles exigent des autres de tout faire à la hâte. Si vus êtes parmi c’est personne toujours speed conditionné par l’enfance dites vous : J’ai le droit de prendre mon temps. J’ai le droit de profiter du moment
présent, le droit de réaliser ce que je veux faire, etc.
Les personnes qui ont grandi au son du : « Fais un effort », ne (se) faciliteront jamais les choses. Tout est difficile et les autres doivent peiner avec elles. Elles ne répondront, par exemple, jamais directement à une question. Elles la répéteront, marqueront un temps d’arrêt et déclareront : « c’est difficile de répondre » (même si ce n’est pas vrai !). Elles feront des efforts, se compliqueront les choses, même si ce n’est pas nécessaire lorsque tout est simple. Alors pour vous facilité la vie dites vous que : J’ai le droit d’accomplir simplement. J’ai le droit de bien faire, de gagner. J’ai le droit de m’aimer comme je suis.Les personnes à qui on a martelé : « Fais-moi plaisir », ce sont celles qui sont vite d’accord ! Elles se sentent responsable du bien-être des autres, donc veulent leur faire plaisir. En général, elles attachent aussi beaucoup d’importance à être « aimé » et « approuvé ». Elles demandent souvent si ce qu’elles font est satisfaisant. Or il est évident que J’ai le droit de ne pas être responsable des autres. J’ai le droit à mes propres sentiments. J’ai le droit de me donner à moi-même considération et respect, etc.
Enfin tous ceux qui on grandit avec la rengaine dans les oreilles : « Sois fort », se veulent stoïques, ce qui les amène à cacher leurs sentiments. Les changements de ton de voix et les manifestations extérieures d’intérêt ne sont pas leur fort. Exprimer des sentiments est pour elles un signe de faiblesse. Mais pourtant : J’ai le droit d’être proche et d’exprimer mes sentiments. J’ai le droit de ne pas être fort. J’ai le droit d’être humain, etc.
Petit à petit, ces phrases « antidote » : « j’ai le droit de » …nous permettront de nous accepter encore mieux, d’utiliser toute notre énergie pour accomplir tout ce que nous entreprenons dans l’authenticité.
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